Tout près du centre de Toulouse, Bonhoure cultive une atmosphère bien à lui, entre petites rues, maisons avec jardin et vie de quartier autour de la place Marius-Pinel. Mais d’où vient ce nom de « Bonhoure » que les habitants utilisent depuis des générations ? La réponse est moins évidente qu’il n’y paraît.

À Toulouse, certains noms de quartiers racontent immédiatement leur histoire. D’autres ont traversé les siècles en laissant derrière eux une part de mystère. Bonhoure appartient plutôt à la seconde catégorie.

Un nom ancien… dont l’origine reste difficile à établir

« Bonhoure » pourrait facilement faire penser à « bonne heure ». Le mot existe également comme nom de famille ancien dans le Sud-Ouest.

Mais lorsqu’il s’agit d’expliquer précisément pourquoi ce secteur de Toulouse a pris ce nom, les choses deviennent plus délicates. Les sources disponibles permettent de retrouver Bonhoure dans l’histoire locale, mais pas d’identifier avec suffisamment de certitude un personnage ou un événement précis qui aurait baptisé le quartier.

Mieux vaut donc conserver cette part de mystère plutôt que de transformer une hypothèse séduisante en certitude. Une chose est sûre : Bonhoure existait comme nom de lieu avant que le quartier prenne son visage actuel.

Un quartier qui s’est construit autour de ses maisons et de sa place

Pendant longtemps, les quartiers situés à l’est de Toulouse présentaient un paysage beaucoup moins urbain qu’aujourd’hui. Puis la ville s’est progressivement étendue.

Bonhoure s’est couvert de rues et d’habitations, tout en conservant une échelle assez différente de celle du centre-ville : des maisons, des jardins et des rues résidentielles qui participent encore aujourd’hui à son identité.

Au cœur de cette vie locale, un endroit est devenu particulièrement familier aux habitants : la place Marius-Pinel. Avec son école, ses espaces de rencontre et surtout son kiosque à musique, elle constitue l’un des repères du secteur.

Cette place continue d’évoluer : son réaménagement en cœur de quartier prévoit davantage d’espaces de détente, de jeux, de plantations et une mise en valeur du kiosque.

Le quartier de l’ancienne antenne

Les habitants installés depuis longtemps se souviennent peut-être également d’une silhouette beaucoup plus récente qui dominait Bonhoure : son grand pylône de télécommunication.

Pendant 27 ans, l’antenne dite « de Bonhoure » a servi à relayer des programmes de radio et de télévision. Elle a disparu, mais son emplacement n’a pas été oublié.

Depuis 2022, le terrain accueille le jardin du Télégraphe Claude-Chappe, un petit espace vert créé après concertation avec les habitants.

C’est un joli raccourci de l’histoire de Bonhoure : un ancien secteur périphérique devenu quartier résidentiel, puis un équipement de télécommunication devenu jardin de proximité.

Bonhoure aujourd’hui

Bonhoure est désormais complètement intégré à Toulouse, tout en conservant une identité de quartier très marquée.

Il appartient à ce vaste secteur oriental qui s’étend depuis le canal du Midi vers les hauteurs et la Cité de l’Espace. Son caractère résidentiel, ses maisons, ses jardins et la place Marius-Pinel participent encore fortement à son identité.

Et finalement, le mystère entourant son nom ajoute presque quelque chose à son charme.

Des générations de Toulousains ont habité Bonhoure, sont allées à l’école à Bonhoure, ont donné rendez-vous place Pinel ou simplement déclaré vivre « à Bonhoure ».

Le quartier a beaucoup changé. Son nom, lui, est resté.

Et vous ? Connaissez-vous une histoire, une photographie ancienne ou un souvenir permettant de raconter le Bonhoure d’autrefois ? Le Fil du Quartier serait heureux de recueillir vos témoignages.